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Automatiser sa comptabilité quand on fait de la livraison : ce qui change

Un restaurant uniquement en salle a une comptabilité simple : ventes journalières → Z de caisse → écriture comptable. Ajoutez 4 plateformes de livraison, et chaque jour génère 30-100 lignes de transactions, avec commissions, frais variables, virements groupés. Sans automatisation, c'est 4 à 8 heures par mois de ressaisie. Voici comment l'éviter.

Le défi : pas un, mais plusieurs flux

Une commande Uber Eats à 25 € génère côté comptable :

  1. Vente HT : 22,73 €
  2. TVA collectée 10 % : 2,27 €
  3. Commission plateforme HT : -6,82 €
  4. TVA déductible sur commission : -1,36 €
  5. Reversement plateforme : 16,82 €

Multiplié par 80 commandes/jour sur 4 plateformes = 320 transactions à ventiler chaque jour.

La première étape : la collecte automatisée

Avant même de saisir, il faut récupérer les données. Quatre canaux à automatiser :

SourceDonnées récupérablesFréquence
CaisseZ journalier (ventes salle)Quotidien
Uber EatsRapport de versement hebdomadaireHebdomadaire
DeliverooRapport mensuelMensuel
Just EatRapport mensuelMensuel
BanqueRelevés (virements reçus)Hebdomadaire

Sans automatisation, vous passez à chercher chaque rapport manuellement dans 5 back-offices différents.

L'outil pivot : le logiciel comptable

Pour automatiser, un logiciel comptable adapté à la restauration :

  • Pennylane — interface moderne, bonne automatisation, populaire chez les PME
  • Cegid Quadra — historique, bien adapté au secteur
  • Sage Business Cloud — robuste, intégrations correctes
  • iPaidThat — outil de pré-comptabilité, complémentaire

Le bon outil propose :

  • Connexion automatique au compte bancaire (récupération des virements)
  • Intégration directe avec Uber Eats / Deliveroo via API quand disponible
  • Catégorisation automatique des écritures
  • Génération directe de la TVA

Le calcul du temps économisé

Avant automatisation typique :

  • Lundi : 1h à compiler les ventes de la semaine
  • Mardi : 1h à pointer les virements plateformes
  • Mercredi : 30 min à ventiler les commissions
  • 30 min par fin de mois pour la TVA

Total : 4-5h par semaine, soit 200-260 h par an.

Après automatisation :

  • Lundi : 15 min à valider les écritures auto-générées
  • Vérification mensuelle : 1h

Total : 1-2h par semaine, soit 50-100h par an.

Gain : 150-200h par an = équivalent à 1 mois de travail à plein temps.

Le piège des "commissions cachées"

Les rapports plateformes ne sont pas toujours détaillés. Certaines lignes regroupent :

  • Commission de base
  • Frais de service
  • Frais de paiement
  • Frais marketing (promos plateforme)

Pour la comptabilité, il faut ventiler chacun — sinon, la TVA déductible n'est pas correctement calculée.

Un bon outil détaille automatiquement. À défaut, demandez à votre comptable de ventiler à partir des sous-totaux des rapports.

La rapprochement bancaire

C'est l'étape sensible : faire correspondre les virements plateformes (reçus sur votre compte bancaire) avec les ventes correspondantes. Un virement Uber Eats du jeudi représente les ventes du dimanche au mercredi de la semaine précédente — pas évident à reconstruire à la main.

Avec automatisation :

  • Le virement bancaire est identifié comme "Uber Eats" automatiquement
  • Le logiciel le rapproche du rapport Uber Eats de la période
  • Validation par le comptable en 2 minutes

Sans automatisation, c'est 30-60 min par semaine.

Les écritures "exceptionnelles"

Certains événements génèrent des écritures particulières :

  • Litige client : remboursement à votre charge, à comptabiliser en charge exceptionnelle
  • Promotion plateforme : remise consentie, à séparer du chiffre d'affaires brut
  • Frais de tablette : si la plateforme vous a loué une tablette
  • Bonus de fidélisation : crédit reçu de la plateforme

Ces écritures spécifiques demandent une intervention manuelle, mais représentent une faible part du volume.

La déclaration TVA mensuelle

C'est l'étape qui motive le plus l'automatisation. Pour un restaurant à 60K€ de CA mensuel multi-canaux, faire la TVA à la main demande :

  • Compilation des ventes par taux (10 % et 20 %)
  • Compilation des TVA déductibles (achats fournisseurs + commissions plateformes)
  • Vérification de cohérence avec la banque

Sans outils : 3-5h. Avec outils : 30 min à valider.

Le rôle du comptable

L'automatisation ne supprime pas le comptable — elle change son rôle :

  • Avant : saisie répétitive, peu de valeur ajoutée
  • Après : analyse des marges, conseil stratégique, optimisation fiscale

Beaucoup de restaurateurs économisent 200-400 €/mois en honoraires en passant à une comptabilité automatisée — leur comptable passe moins de temps en saisie.

L'erreur classique : sous-équipement

Beaucoup de restaurateurs continuent à utiliser Excel + ressaisie manuelle, "parce que ça fonctionne". Le coût caché : 150-200 h/an, plus les erreurs (oublis, double comptage), plus les redressements occasionnels. Un outil à 30-80 €/mois est rentabilisé en 1-2 mois.

Pepprio dans cette logique

Pepprio agrège les ventes plateformes et propose des exports comptables formatés (FEC, CSV ventilé). Ces exports sont directement importables dans la plupart des logiciels comptables. La ventilation TVA, les commissions, et le rapprochement bancaire sont pré-mâchés.

Conclusion

Automatiser la comptabilité d'un restaurant qui fait de la livraison demande un mix d'outils : caisse moderne, agrégateur multi-plateformes, logiciel comptable adapté. L'investissement (50-150 €/mois) est rentabilisé en 1-2 mois sur le temps gagné. Le bonus : moins d'erreurs, meilleure visibilité sur la marge, comptable concentré sur le conseil plutôt que la saisie. C'est l'un des chantiers à plus fort ROI sur la gestion d'un restaurant moderne.

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Pepprio simplifie la gestion multi-plateformes pour les restaurateurs ambitieux.

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